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Retour à Toubab Dialao

Village

Dix ruelles de sable rouge sur une falaise, des ateliers de poterie et de djembé, et des percussions qui répètent toute la journée.

Bon pour
  • Nature
  • Plage

Le village de Toubab Dialao tient sur le plateau de la falaise, en une dizaine de ruelles de sable rouge où l'on croise plus de chèvres que de voitures. Les maisons sont basses, souvent construites en pierre du pays et en banco, avec des terrasses qui regardent la mer trente mètres plus bas ; entre elles, des ateliers de poterie, de batik et de djembé, et des panneaux peints à la main qui annoncent des cours de danse.

Le centre de gravité, c'est Sobo Badè, la maison que le dramaturge et céramiste haïtien Gérard Chenet a commencé à bâtir en 1975 et qu'il n'a jamais vraiment finie : escaliers en mosaïque, voûtes, terrasses en encorbellement, salle de spectacle ouverte sur le vide. Les percussionnistes y répètent presque tous les jours, et le son porte dans tout le village — c'est la bande-son de l'endroit, du matin jusqu'au coucher du soleil.

En bas, la plage est courte et encaissée, avec des pirogues, des rochers à marée basse et un chemin qui longe la falaise vers le nord. Le poisson se commande le matin pour le déjeuner ; il n'y a pas de supérette, seulement des boutiques de quartier où l'on trouve le pain, le riz, les œufs et le sucre.

La nuit, le village est noir : l'éclairage public s'arrête aux deux rues principales, et l'on marche à la lampe de poche entre les maisons. C'est un détail à connaître avant de réserver — comme le fait que l'eau et l'électricité peuvent manquer quelques heures, ce que tout le monde ici gère sans y penser.

Les cours de percussion se prennent à l'heure ou à la semaine, l'instrument se loue sur place, et les professeurs sont pour la plupart des musiciens du village qui jouent aussi en concert le soir. Beaucoup de voyageurs arrivent pour trois jours et repartent dix jours plus tard, ce qui est la meilleure description possible de l'endroit. Côté pratique : pas de distributeur, pas de supérette, une seule pharmacie sur la route de Yenne, et un réseau téléphonique correct mais une connexion qui se traîne. Venez avec des espèces, une lampe et de quoi lire : les soirées sont longues et il n'y a de télévision nulle part dans le village.

Comment s'y rendre

Depuis l'AIBD : 15 km, 20 à 25 min par la route de Yenne — l'adresse la plus proche de l'aéroport de tout le catalogue. Depuis Dakar centre : 50 km, 1 h à 1 h 15 par l'autoroute puis la route côtière, étroite et non éclairée la nuit. En transport en commun : car jusqu'à Yenne puis taxi-clando sur les 5 derniers kilomètres, environ 2 h en tout. Dans le village, aucune rue n'est goudronnée : les taxis s'arrêtent à l'entrée haute, et la descente vers la plage est raide et sableuse — prévoyez un sac plutôt qu'une valise à roulettes.

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