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Ouakam

Deux collines — un phare de 1864, un monument de bronze — et en bas un village lébou avec sa mosquée les pieds dans l'eau.

Bon pour
  • Famille
  • Plage

Ouakam est le quartier des deux collines. Sur l'une, le phare des Mamelles, allumé en 1864, dont le faisceau tourne au-dessus des toits toutes les nuits ; sur l'autre, le Monument de la Renaissance africaine, cinquante mètres de bronze inaugurés en 2010, dont on peut discuter le goût mais pas la visibilité — on le voit depuis l'avion, depuis la mer et depuis la moitié de Dakar.

En bas, contre la falaise, il y a l'autre Ouakam : le village lébou, ses maisons serrées, sa mosquée de la Divinité posée au bord de l'eau à l'endroit exact où la falaise s'ouvre, et la plage de galets où les pirogues rentrent. La vague qui casse devant la mosquée est l'une des meilleures de la presqu'île et l'une des plus dangereuses ; les surfeurs locaux la connaissent, les autres regardent depuis le haut.

Entre les deux, un quartier en pleine transformation : l'ancien camp militaire occupe une grande emprise, les villas des années 1970 se remplacent une à une par des immeubles, et les cafés à machine ont poussé le long de la route de Ngor. Le marché de Ouakam, lui, n'a pas bougé — poisson à onze heures, légumes, boutiques de quartier, et les bouchers du côté de la mosquée.

C'est un quartier où l'on peut vivre sans voiture si l'on accepte de marcher, et où l'on est à cinq minutes de la Corniche, dix des Almadies, quinze de Mermoz. Le soir, le vent tourne, on entend la mer en bas de la falaise, et le faisceau du phare passe régulièrement sur les murs.

Ouakam est aussi un quartier de cérémonies lébou. Les mariages et les baptêmes se tiennent dans la rue : on tend des bâches d'un mur à l'autre, on ferme la ruelle, les percussionnistes montent les sabars en fin d'après-midi et cela dure jusqu'à la nuit. Personne ne s'en plaint parce que tout le monde y passera à son tour. Pour le reste, comptez sur le marché le matin, deux ou trois boulangeries, et des taxis faciles à trouver sur la route de Ngor — beaucoup moins dans les ruelles du village, où il faut remonter à pied.

Comment s'y rendre

Depuis l'AIBD : 52 km, 1 h à 1 h 15 par l'autoroute puis la VDN. Depuis le Plateau : 13 km, 25 min à vide, 50 min aux heures de pointe ; taxi 2 500 à 4 000 F. La route de Ouakam et la VDN sont desservies par les bus et les minibus ; les Almadies sont à 10 min, Mermoz à 15, la Corniche Ouest à 5. La descente au village et à la mosquée se fait par une route étroite et pentue, difficile à croiser : garez-vous en haut si vous n'êtes pas sûr de vous, et attention aux courants à la plage, elle n'est pas surveillée.

Séjours à Ouakam