STAYIN
Retour à Dakar

Ngor

Un village de pêcheurs aux ruelles de deux mètres, une île à cinq minutes de pirogue, et une vague qui a sa place dans l'histoire du surf.

Bon pour
  • Plage
  • Famille
  • Fête

Ngor est un village lébou que la ville a rattrapé sans jamais l'avaler. Les ruelles font deux mètres de large, on y marche entre les murs peints et les bassines de poisson, les charrettes ne passent pas, et la plage du village est une baie fermée où les pirogues sont tirées sur le sable à côté des enfants qui se baignent.

En face, à trois cents mètres, il y a l'île de Ngor. La traversée se fait en pirogue à moteur, cinq minutes, mille francs aller-retour, départ dès qu'il y a assez de monde. Sur l'île : pas de voiture, des maisons blanches, deux plages — celle du village et celle « de derrière », plus sauvage — et des restaurants où l'on attend une heure son poisson parce qu'il est allé le chercher.

C'est aussi un lieu de surf ancien. La droite de Ngor apparaît dans « The Endless Summer », le film de 1966 qui a fait connaître le spot aux Américains, et les vagues d'hiver, de novembre à mars, attirent encore des surfeurs du monde entier ; on loue une planche sur la plage pour cinq mille francs la journée. Les gamins du village apprennent debout sur des bouts de contreplaqué avant d'avoir dix ans.

Le quartier vit de la pêche et, depuis vingt ans, de la location : les Almadies commencent de l'autre côté de la route, avec leurs restaurants et leurs bureaux, et le prix du mètre carré a suivi. Ce qui n'a pas changé, c'est le rythme — les pirogues sortent à cinq heures, le poisson se vend à onze, et le soir tout le monde s'assoit dehors devant la mosquée du village.

Un avertissement et deux repères. La baignade est facile dans la baie du village, fermée et peu profonde, mais la mer devient sérieuse dès qu'on passe la pointe vers l'île, et rien n'est surveillé. Pour les courses, le petit marché de Ngor le matin et les boutiques de la route des Almadies suffisent. Enfin, le week-end, la plage du village se remplit de familles dakaroises dès onze heures et jusqu'au coucher du soleil : c'est très gai et très bruyant, et cela ne ressemble en rien au calme d'un mardi matin.

Comment s'y rendre

Depuis l'AIBD : 55 km, 1 h à 1 h 20 par l'autoroute puis la VDN et la route de Ngor. Depuis le Plateau : 16 km, 30 min à vide, 1 h aux heures de pointe ; taxi 3 000 à 5 000 F. Les bus Dakar Dem Dikk s'arrêtent sur la route des Almadies, à dix minutes à pied du village. Les pirogues pour l'île partent de la plage du village toute la journée jusqu'à 18 h — après, il faut négocier une traversée spéciale. Dans le village même, aucune voiture ne passe : prévoyez de finir à pied avec vos bagages sur cent à trois cents mètres.

Séjours à Ngor